Une maman devient une bête de foire pour subvenir aux besoins de ses enfants.

Les différentes sociétés et cultures ont des concepts relatifs à la beauté qui leur sont propres. Même au sein des cultures, la définition de la beauté peut varier de générations en générations. Mary Ann Bevan a eu la malchance de vivre à une époque où les gens qui ne rentrent pas dans les critères de beauté sont loin de vivre heureux. L'histoire qui a fait d'elle "la femme la plus laide du monde" est tragique, mais à la fois une véritable source d'inspiration.

Mary Ann est née en décembre 1874 à Londres. Elle passe toute sa jeunesse à travailler en tant qu'infirmière et à l'âge de 29 ans, elle se marie avec un fleuriste du nom de Thomas Bevan. C'est à cette époque que les premiers signes de la maladie de Mary se déclarent. Dès lors, sa vie va complètement changer. Et pour ne rien arranger, son mari meurt onze ans plus tard, la laissant seule à élever leurs quatre enfants.

Mary Ann est atteinte d'acromégalie, un trouble hormonal qui provoque une augmentation anormale des extrémités et une déformation du visage au fil des années. À l'âge de 32 ans, Mary Ann commence à voir les premiers symptômes de sa maladie : une déformation du visage associée à des maux de tête et des douleurs musculaires. Mais malgré la souffrance, Mary Ann refuse de se laisser abattre et continue de travailler et s'occuper de sa famille.

En dépit de tous ses efforts, elle finit tout de même par avoir de gros soucis financiers. Désespérée, la mère célibataire décide alors de sacrifier sa dignité pour le bien de sa famille. Elle participe au concours de "Homeliest Woman" (la femme la plus laide) et elle le gagne. Une expérience humiliante pour la jeune femme, mais salvatrice pour sa famille qui a vraiment besoin de l'argent offert au premier prix.

Arès avoir remporté le concours, Mary Ann débute sa carrière en tant que "phénomène de foire" au sein d'un cirque. Elle parcourt l'ensemble du Royaume-Uni au sein de la troupe et les gens accourent pour voir "la femme la plus laide du monde". Elle finit sa carrière aux États-Unis dans le trolley park Dreamland du Coney Island jusqu'à sa mort en 1933.

La vie éprouvante de Mary Ann reflète parfaitement l'intolérance de son époque. Pourtant, de nos jours, les choses n'ont pas vraiment évolué quant à la perception des personnes souffrant d'acromégalie au sein de la société. Il y a de ça quelques années seulement, la société Hallamark vendait des cartes de voeux avec une photo de Mary Ann en faisant référence à la femme la plus laide du monde de tous les temps. Heureusement, un médecin allemand a reconnu la photo et a contacté la société, l'informant que cette femme souffrait d'une terrible maladie et qu'elle devait donc être traitée avec respect et dignité. Hallmark a depuis arrêté de produire cette carte.

C'est fou de voir que même à notre époque, les gens peuvent autant manquer de délicatesse et de sensibilité lorsqu'il s'agit de beauté physique. Au final, Mary Ann Bevan a prouvé que la véritable beauté venait du coeur et que tout faire pour s'assurer que vos proches ne manquent de rien est la plus belle chose qui puisse exister.

Source:

SuperCurioso

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